Particularité du projet « Chapeau-Rouge »
Un plancher connecté n’est bien évidemment pas un plancher muni de capteurs reliés à une centrale domotique. Lors des diagnostics préalables à toute intervention dans un existant, il arrive que la faible portance des planchers existants soit mise en évidence. Cela peut être dû à un sous-dimensionnement d’origine ou bien à une usure, une dégradation, ou une déformation qui s’est produite au cours du temps, et il faut envisager le remplacement des structures qui ne sont plus adaptées aux usages futurs.
Cette problématique du remplacement des planchers existants s’est présentée sur le projet « Chapeau-Rouge ». Il faut donc s’adapter aux contraintes existantes telles que les portées à franchir (distance entre les murs porteurs du plancher) et la position des ouvertures en façade. Ces deux contraintes conditionnent l’épaisseur maximale du plancher afin de respecter la hauteur sous plafond à l’étage inférieur et la hauteur d’allège (hauteur des fenêtres) à l’étage supérieur. Sur les deux photos ci-dessous nous avons donc déposé les planchers existants et marqué sur les murs les emplacements du futur plancher.
Un plancher connecté est donc une technique qui consiste à faire participer la dalle béton dans le calcul de résistance du plancher (poutres + dalle) afin de maîtriser la flèche maximale admissible (flexion ou rigidité du plancher). Il faut donc parvenir à obtenir un plancher rigide malgré une longue portée tout en conservant une épaisseur acceptable.
La mise en œuvre de connecteurs permet de solidariser les éléments constitutifs du plancher tout en permettant une couche de désolidarisation (feuilles de polystyrène) nécessaire pour éviter la transmission des bruits d’impacts entre les deux niveaux séparés par le plancher. Cette mise en œuvre se fait sous avis technique et avec vérification d’un bureau d’études structures bien évidemment.